Les gens ont autant d’égards, de considération pour ces êtres vivants que pour ce que l'on ressent à la vue d'un objet vide et inutile. Ces humains dit civilisés sont l'essence même de l'égoïsme pur et dur. Ils les pensent, juste écrire " ils les pensent ", vous donne déjà un avant goût de l'idée générale que l'on peu se faire de ces personnes juste en observant leurs faits et gestes. C'est inimaginable et je ne me permettrais pas de l’écrire sans avoir été en contact avec eux. Ces humains de tous rangs sociaux ont " la chance " eux d'être doté d'un septième sens issu d'une création génétique supérieur. Celle-ci leur confère cet unique et étrange capacité personnelle de penser ce que vous êtes à votre place. Ces génies les savent, ou plutôt les conçoivent ou les inventent dans ce qui leur sert de tête avec zéro émotions, zéro intellect, zéro conscience. Pour résumer l'idée qu'ils se font des animaux, il suffirait de s'en tenir à ces quelques mots. " C'est beau, c'est là et ce n'est rien de plus qu'un canard ". Ces mots amères, je les ai souvent entendus, ils me donnent ce ressentiment, le même que l'on éprouve lorsque l'on boit cette tasse de chlore à la piscine et qui ne passe pas envers ce genre d'être humain. Exemple cité avec le nom d'un oiseau qui est plus que pacifique. On pourrait tout aussi bien mettre celui d'un autre oiseau ou animal que cela est du pareil au même.
Non seulement le publique se comporte mal envers les animaux, mais en plus il reste indiscipliné face à ces panneaux interdisant le nourrissage des oiseaux présents sur les sites ou réserve. Ces panneaux sont placés un peu partout sur ces aires accueillant du monde tout autour du lac. Vouloir bien faire est parfois mal faire en ce qui concerne cette distribution de pain ou chips aux animaux.
Les promeneurs de notre époque pour la plupart sont équipés d'appareil à photo tenus par la dragonne, en bandoulière ou substitué par un téléphone portable à la main. Endimanchés aux couleurs vives tels des aimants ils avancent, seul, en couple ou en famille vers les bords du lac attirés par le magnétisme de la beauté des animaux errant par ci par là en quête de nourriture malheureusement " humaine ". Cette attirance, parfois effrénée chez les bambins, est souvent mal perçue par des oiseaux qui à leur approchent s’envolent.
Ce magnétisme étrange, me donne l'occasion de voir des gestes et des positions peu naturelles pour l'être humain. Dans se grand inconfort on avance arcbouté avec la tête relevée à s'en briser la nuque, bras tendu l'appareil à la main, les yeux rivés sur l'écran vers un cygne en couple ou non avec ou sans petits sans avoir aucune idée des risques pris. Pourtant la charge d'un cygne tuberculé mâle n'est pas des moindre et peu faire très mal avec ses coups d'ailes.
Je conçois bien qu'une certaine forme de sensibilité ou communion avec la nature s'opère à la vue des oiseaux d'eau. Ces êtres si beaux que dans notre égoïsme on ne souhaite qu'une chose: les emmener avec nous pour partager cette vision de liberté avec nos semblables. On les garde précieusement sur nous dans notre poche, immortalisés sur une carte mémoire qui sera toujours plus propre qu'un caca d'oie sur la moquette. Des gestes vus et revus dont je ne garde qu'une vision négative sur le sujet d'un pseudo respect des oiseaux et de leurs biotopes. J'ai pu voir l’œuvre et la bêtise humaine à l'état pur, un mépris redoutable du vivant, sans bornes, sans nom donnant naissance à une cruauté que l'on croit ne plus existé: des œufs d’espèces protégées ont été ramassés puis jetés dans les flammes de barbecues. Ces barbecues allumés grâce aux branches d'arbres arrachées et qui avec le temps se retrouvent décharnés. Cette vision du lendemain de ces restes de coquilles d’œufs calcinées de ces si paisibles oiseaux m'interpelle toujours dans des questions du type: pourquoi et qui sont ces personnes pour exécuter ce genre de pratique? Ces humains capables de ce type d'acte vont-ils jeter leurs bébés au feu lorsqu'ils commenceront a brailler les nuits, leur laisseriez-vous vos enfants pour une journée de garde?
Pour rester sur le thème de l’œuf, ceux de cygnes qui disparaissent du jour au lendemain tous les ans, quelle raison à cela ? Vite appelons les agents Mulder et Scully. Ça fait surement rire mais le cadavre du cygne sans tête flottant à la surface du petit étang de la base de loisirs des Mottets au printemps 2012 aurait, s'il avait pu, lui aussi souri a ces sept orphelins que la mère a du protéger et nourrir seule et dont on ne sait ce qu'ils sont advenus.
Un autre de ces jours banal de 2012 ou cette fois ce ne fût pas une tête mais une aile arraché a un cygne qui fût retrouvé par les jardiniers. De quoi donner la gerbe aux amoureux d'oiseaux et ornithologues du coin.
Des adolescents tirant au lance-pierre contre des grèbes huppé (espèce protégé).
Ces pierres lancées contre des oiseaux dans le chenal par des enfants suivant l'exemple des parents aigris et à point pour un stage perpétuel en maison de santé spécialisée pour troubles mentaux graves.
Ces frustrés, d'on ne sait quoi, du dimanche matin fonçant à VTT(vélo tout terrain) sur la cinquantaine d'oiseaux encore endormis sur le sable de la plage des Mottets.
Ces chiens de chasses pourtant interdits sur le site excités par leur maître et lancés sur les lapins de garenne (espèce présente sur le site), pour ces gens de suite une chambre à coté de ceux précédemment cités.
Que du négatif, c'est ce que l'on peut observer le plus souvent, ce qui me rassure et m'attriste par la même occasion c'est le fait de n'être pas seul à voir tous ces méfaits.
Pour en avoir aussi fait l’expérience, tous dialogues est impossible avec ces mentalités sans se faire rabrouer, si ce n'est insulter. Dans ces situations toutes tentatives de sensibilisation à la nature est peine perdue.
Pourquoi faire? Ce n'est que pure perte de temps. Une fois les cadavres d'animaux (mammifères ou oiseaux) gisants sur l'herbe humide ou flottants dans l'eau, il est trop tard. Pour ces gens une fois le lapin tué par leur fatalité à quatre pattes ils s'en vont sans se préoccuper de rien, ils ne se sentent aucunement responsables.
Pour tous ces actes et ceux à venir, car il y en aura d'autres. Sans une seconde à perdre, il faudrait (Je dis bien il faudrait car aucune action concrète n'est à l'heure actuelle envisagée ou engagée pour la préservation, ni du site des Mottets, ni des espèces animales vivants à proximité de ce lieu) sanctionner cet incivisme par le dressage non pas des chiens mais d'une amende sévère à régler immédiatement.
Le lecteur de cartes bancaires portable n'est pas une mauvaise invention fonctionnant sur batterie, il peut s'activer non seulement la semaine mais aussi les dimanches et jours fériés. Il irait de soit aussi pour tout contrevenants d'une interdiction de présence sur site d'une durée déterminée par la gravité des faits commis. C'est regrettable mais je pense que seul ce type d'action en calmerais plus d'un sur
le respect des règles de vie en communauté humain/animaux, animaux/humains, humains/humains. Pour toutes dégradations des biotopes animaliers
ou biens publiques quels qu'ils soient, ce serait aussi une manière de ne plus voir des
palissades ou barrières de protection payés avec les impôts des
contribuables français partir dans les fumées des barbecues. L'argent
consumé reviendrait dans les caisses du Conseil Général et participerait
aussi à des mesures d'aide à la pérennité de certains animaux et du
site. Sans oublier la créations d'emplois. 3 binômes de 2 personnes postées en
3x8 de surveillance en tenue approprié en relation directe avec les services de
police ou de gendarmerie locaux. Cela reste pour moi incroyable qu'il faille encore passer par des mesures extrêmes pour des personnes extrêmes au 21ème siècle. Je ne saurais pas dire si tout ce mauvais est comme une nappe de pétrole errante au grès des vents venant s'échouer sur nos rétines de gens civilisés par pur hasard ou si cela est vraiment souhaitée? Ce grand malaise dans notre société est-il une brèche béante ne s'accentuant qu'au fil des années de consumérisme impossible à arrêter et que l'on a pas encore décelé ? Ou aussi bête que cela soit, il est tout à fait possible de la combler par de l’éducation, en sensibilisant un publique de 7 à 77 ans pourtant pas si aveugle que ça. Personnellement, je ne comprends pas ces actes affichant, plus que clairement, une forme de frustration meurtrière face à une Existence ou forme de vie n'ayant pas les codes de communication communs ou adéquats aux nôtres.
Pourtant, il n'est pas si compliqué de faire quelques gestes simples pour ne pas effrayer les animaux lors de nos sorties sur le terrain ou approche. Que l'on souhaite faire de la photo animalière ou juste une simple observation. Savoir que nous ne sommes jamais seul dans la nature et même sur " un domaine publique". Terme né de l'artificialisation de Notre nature. Il ne faut jamais perdre a l'idée que tous types de dérangement est possible car trop habitués à la vie en communauté d'humains, nous ne prenons plus jamais le temps de nous dire, une fois hors d'elle, qu'un monde grouillant de vie peut résider juste à quelques mètre de nous sans que l'on s'en aperçoive.
1 - Le silence
C'est là règle d'or de l'observation. Moins de bruit tu feras et plus d'animaux tu verras. Ne pas crier, ne pas siffler, ne pas hurler, ne pas faire de bruit avec quoi que ce soit.
Anecdote sur le bruit : quand je travaillais à l'usine, j'ai appris que le bruit était source de stresse. Plus notre environnement est bruyant et plus il nous stresse. En Asie j'ai appris que parmi leurs expressions il y en a une qui dit: " Ne me donne pas ton stresse ", une manière polit de dire " Attention tu vas tous nous énerver et ce n'est pas ce que l'on souhaite alors respecte ton entourage en évitant de le stresser inutilement ". En France, on dira plus " Tu me stresses !" une autre façon de dire " tu m’énerves ", il n'y a pas de remise en question sur : est-ce que je vais déranger qui que se soit ? Non, nous ont s'en fiche complétement de notre voisin et de ce qu'il va ressentir si je m'emporte. Pourquoi parler de ça? Je pense que lorsque l'on se retrouve dans un milieu naturel entouré parmi nos semblables, exemple parc ou base de plein air, il vaut mieux éviter toute prise de tête ou engueulade en publique. En effet, sans le savoir ,on brise un maillon de savoir-vivre de sorte que ceux qui nous entourent, au même moment, vont se détourner de leur occupations pour fixer toute leur attention sur nous. Ces derniers vont alors essayer de comprendre ce qui ce déroule, et plus cela dégénère, plus cela va entrainer " le générateur d'un stresse commun ". Dans la nature je pense que ce phénomène est lui aussi présent et qu'il se communique de la même manière aux animaux. Les animaux sont très sensibles à l’énervement et au stresse. Pour eux il peut se transformer très rapidement en peur et avoir des conséquences accidentelles graves ( piqures, morsure, agitation où mouvement brusque)
2 - La présence
S'il y a bien une chose que l'on a beaucoup de mal à cacher et qui fait que l'on soit vite repéré, c'est bien notre imposant physique au regard des petits oiseaux. Dans ce cas il y a deux possibilités :
A - Vous êtes le promeneur vêtue de couleurs éclatantes. Se montrer tel que nous sommes n'est pas un mal si dans la façon d'agir l'animal comprend un comportement non agressif envers lui. Avancez-vous à petits pas en ne prêtant pas forcement attention à l'oiseau que vous souhaitez prendre en photo. Les oiseaux ont ce sens très aiguisé de se sentir observer donc il faut palier à cela en évitant une observation continue. Installez-vous à bonne distance de lui pendant plusieurs minutes, puis avancez de nouveau en répétant l'opération jusqu'à être, non pas à un mètre car il ne faut pas rêver non plus mais, dans les 3 à 5 mètres. C'est alors jouable. Bien entendu, ne pas agiter un drapeaux sous son nez cela va de soi, ne pas courir vers lui, ou ne pas l'effrayer en gesticulant.
B - Vous êtes la personne en tenue camouflée, vous serez là 30 minutes avant le levé du soleil à attendre le passage de l'oiseau sans bouger. Ce qui se nome "faire de l'affût", une matière noble dans le domaine de la photo animalière qui demande beaucoup d'implication personnelle mais qui apporte avec son lot de contraintes difficiles d'excellents résultats photographiques. Le temps est la base de cette matière. Il faut être capable de consacrer des heures consécutives d'observation depuis un poste de guet qu'il ne faut pas quitter. Il faut, pour se faire, aller au préalable faire des observations de repérages afin de savoir où se poster pour affût par rapport à la fréquentation animale. Cela demande une discipline et un engagement personnel très rigoureux.
3 - Les enfants
Prévenir les enfants de la présence d'oiseaux d'eau nicheurs sur le site en les sensibilisant que ces espèces animales ne sont pas des jouets avec lesquels ils peuvent faire n'importe quoi. Pas de jets de pierres, ni de sable ou d'objets quels qu'ils soient sur les animaux ni même à coté. Les enfants, même s'ils ne sont pas forcément intéressés au départ par la nature, peuvent, si on sait prendre le temps de bien leur expliquer, être très réceptifs et avoir une forme de respect envers elle. Ce ne sont que des enfants et il ne faut pas non plus leur imposer une dictature du comportement, en forêt, dans un champ où ailleurs. Les petits n'aspirent, lorsqu’ils sont libres, qu'à une chose: courir partout.
4 - Un petit guide animalier de poche avec photo
Pour savoir quel animal se trouve en face de nous, cela permettrait entre-autre de ne plus entendre " C'est quoi ce truc ? ", " Dites, vous savez c'est quoi ce machin? ". " Ça vit où ces choses là?". Ils en existent en librairie pour moins de 10€ et cela participe sans le savoir à la sensibilisation des enfants tout comme celle des parents.
5 - Pour les chiens
Une laisse peut suffit pour les endroits qui leurs sont interdits. Pour la base de loisirs des Mottets, ce ne serait pas un mal, cela éviterait tout acte de boucherie gratuit et inutile envers les animaux, si ce n'est qu'un jour ou l'autre un adulte ou un enfant se retrouve grièvement blessé. Si votre chien a le droit de vivre sachez que les oiseaux qu'il s'agisse d'un canard ou d'un lapin ou autre a lui aussi tout autant, si ce n'est plus, le droit de vivre. La loi dit qu'un chien qui tue par plaisir tout animal en dehors d'une période et d'une zone de chasse et considéré comme un acte de chasse qui peut-être verbalisé par un procés donc ne pas lâcher les chiens contre les oiseaux d'eau ni les lapins.
ma conclusion
Tous ces problèmes ne sont pas nés d'hier. Ils ont toujours été là, présents depuis des lustres. C'est toujours un sujet délicat mais il faut bien en parler. Il n'est pas facile pour bon nombre d'humains de les comprendre car ne vivant pas au contact ou proche de la nature. Je ne saurais dire s'il s'agit d'un problème évident de sensibilisation à la nature ou s'il s'agit d'un problème d’éducation non transmise sur l'environnement. Toujours est-il que tous nos actes soient disant bien pensés depuis des siècles, des dizaines d'années et années se suivent et participent toujours activement à la destruction massive des milieux naturels.
Tout ça à cause d'une civilisation humaine voulant vivre aujourd'hui à la vitesse d'un train a grande vitesse* lancé sur des rails expansifs impossible à arrêter. Dans son quotidien s’exécutant à trois cent à l'heure dans toutes ses activités, elle ne peut plus voire la réalité d'un environnement auquel appartient également d'autres vies s'activant à des rythmes différents qui ont toujours été là. Cette civilisation aveuglée par sa propre vitesse de développement, de ce soit disant futur meilleur, ne sait pas du tout comment se tenir dans un milieu naturel dont elle croit avoir toujours su tout connaître et maîtrisé. Tel un hamburger chaud jeter sur le siège avant d'un véhicule, il fait tache dans un décor qui n'est pas le sien au final. Cette civilisation frustrée et peureuse de tout ce foisonnement de vies diffèrentes l'entourant n'a pas d'autre choix que se braquer très vite à l'encontre des naturalistes, ornithologues et autres observateurs, normal puisque de mœurs différents de ces animaux étranges munis de jumelles autour du cou. Cette civilisation aujourd'hui tactilitisque, nous considère comme les emmerdeurs, empêcheurs de tourner en rond ou encore écologistes hors ce n'est pas notre but. Le but est de préserver le peu de ces espèces encore vivantes parmi nous. Les voir perdurer dans de bonnes conditions de vie dans leurs milieux naturels et rien de plus ou si ce n'est peut-être que d'en apprendre encore sur leur façon de vivre et de comprendre cette vie différente à la notre car on a encore bon nombre de choses a découvrir à leur sujet.
*Pourquoi cela? Nous sommes bien conscient aujourd'hui même si l'on nous rabâche que notre espérance de vie est plus longue qu'il n'en n'est rien à l’échelle planétaire, notre vie d'humain ne dure que le temps d'un flash d'appareil à photo.
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