mardi 5 janvier 2016

Rétrospective 2015

A chaque levé de soleil, je pourrais certes en me répétant, trouver un cadavre, un ou des objets, des actes réfléchis ou non qui pourraient être la source d’un coup de gueule quotidien vis-à-vis de ce non respect du vivant, de la nature et de ce qu’on lui fait sans discontinuité subir jour après jour. C’est pour cette raison que j’ai pris l’habitude de tout prendre en photo la mort comme le vivant et tout ce qui me met en pétard. Du sanglier explosé à la chauve souris écrasée dans une rue piétonne, aux futurs pollutions à venir, aux coupes d’arbre exagérées, à la totale dénaturation d’un lieu. Je garde tout car ces images seront peut-être un jour utiles pour défendre un animal, une cause, une rivière ou un lieu. C’est aussi pourquoi toutes vos photos de paysages et animalières ne seront, ni anodines, ni à jeter à la corbeille, puisque tôt ou tard, elles pourront vous servir a défendre une cause , un animale ou un domaine. Un endroit sur le quel viendra se greffer un big centre commercial sans que l’on vous ai prévenu, les intérêts économiques sont tellement grands aujourd’hui que l’on ne viendra surement pas vous demander votre avis de citoyens et encore moins celui de l’amoureux de la nature que vous êtes.

La photo oui, mais elle ne doit plus être une activité anodine que l’on pourrait exercer comme le fait décathlon a propos de la chasse en la nommant de sport…Vous voyez un peu ou je veux en venir, pour les professionnel de l’image qui en vivent je pense qu’il leur faudrait actuellement avoir une éthique plus réaliste de l’activité, plutôt que celle de faire monter les larmes aux yeux par la beauté d’un truc, certes joli, mais qui en vrai ne vit pas dans de bonnes conditions. Des larmes aux yeux, oui mais de voir la triste réalité et non pas une composition recadrée masquant du plastique, des déchets, une usine…La raison est simple, la nature n’est pas un décors d’Hollywood, elle n’est pas figée, si l’on ne montre que ça, le public présent lors d’une exposition finira par croire que la nature est comme telle alors que c’est totalement faux. Il pourrait même en venir par croire que une ou que plusieurs mauvaises actions de sa part n’interfèrera en rien sur la nature, alors que l’on sait pertinemment que c’est faux. Le réel ne sera pas là pour dire que telle ou telle chose est très moche ou trop sale, mais il permettra de sensibiliser notre monde et le voisin, sur tout si l’on se retrouve des milliers à montrer une nature salopée de tous coté. Ça ne peut que aider a faire bouger les choses vers des actes plus positifs et non pas rester cantonner a dire, « oui, chez moi aussi c’est sale mais je suis un citoyen responsable », ceci ne mène a rien. Aucun de nos actes n’est neutre tout comme la photo ne l’est pas non plus et le croire serait se bercer d’illusion mais avec les 2 pieds dans la boue. 

 la route 1
 

Un jour en allant en randonné à 1h30 de route nationale de l’endroit où je vis, j’ai comptabiliser le triste nombre d’une dizaine cadavres d’animaux en tous genre écrasés de l’écureuil en passant par des blaireaux et hérissons. 1h30 qu’est ce que ça représente dans une vie ? 5 400 secondes ou plus exactement un nombre inconnu de véhicules passant par là. Je me dis c’est « normal », pour des animaux qui ne déplacent qu’à 4 pattes. Ils ont tenté une traverser de très bonne heure le matin et se sont fait faucher par les voitures. Le plus surprenant dans ce lot de morts, qui a aucun moment n’a jamais souhaité mourir, il y avait dans mon décompte une buse et des passereaux. Normal, non ça n’est pas normal du tout et pour ce qui est des serpents et des batraciens, eux je ne les compte plus sur tout si la ou les routes sont situées juste a côté de zones humides non aménagées, elles leur sont fatales x10 x100 x etc… 

Une gamine intriguée et témoin de mon activité photographique étrange s’est approché lors de cette prise de vue. Les mots issus de sa bouche furent identiques que ceux de sa mère « Erk! C’est dégueulasse ». Désolé petite et mme la maman mais la nature n’est pas dégueulasse, ceci n’est que le résultat de l’activité humaine. Ce petit animale n’est pas un enfant a qui l’on peut dire de faire attention à la route, qu'elle est un endroit dangereux. La nature vit et agit comme elle se doit d’agir, la traversé d’une route n’existe pas dans leur univers, mais se rendre quelque part pour se nourrir afin de ne pas mourir de faim est une activité pour eux aujourd’hui a très hauts risques sur tout en périphérie des agglomérations. 

le parking 

Un endroit on ne peut plus étonnant et pourtant des oiseaux, tel que les rouges gorges, merles, mésanges viennent se fracasser contre les vitres des véhicules réfléchissant le bleu azur du ciel. Le rouges gorges d’autant plus sensible à cet effet de réflexion, sachant qu’il est un farouche combattant capable de se battre contre lui même jusqu’à épuisement total contre une vitre laissant apparaitre son propre reflet. Les arrêts de bus sont tout aussi mortels pour ces oiseaux(+ les pigeons) vivant très souvent au plus proche de nous.

la route 2
 

J’ai un ami qui est un fervent défenseur des animaux et de la nature et de son respect. On pourrait lui décerner une palme de platine pour son comportement parfait vis-à-vis de ses convictions sur le vivant et du respect qu’il a pour lui. Pour le personnage qu’il est, il lui est arrivé le pire, puisque roulant à 90km/h sur une route de campagne en allant au travail un matin, il a percuté un chevreuil de plein fouet. Choqué, il est descendu de son véhicule pour aller prier auprès de cet animal a l’agonie, un geste fort. Suite a cet événement, il en a fait un triste récit sur un post de Facebook. Il est intéressant de voir que la société qui est faite de million de profils différents est là figé dans une matrice immuable qui fait que qui que l’on soit, il nous faut acheter se droit de vivre chaque jours en nous rendant quelque part en voiture et ce malgré tout ce que la vie peut avoir comme aléa étrange à vivre. Pourquoi un bouddhiste se retrouve-t-il là a prier au beau milieu de la campagne alors que des millions d’humains passeront une journée comme une autre. Sa réflexion personnel certes un peu tardive est aujourd’hui de rouler moins vite et de le faire savoir…Je pense aussi que le rouler moins vite peut sauver bon nombre de vie animales et humaines, mais on ne le dira jamais assez que la route tue tous les jours tout comme « l’habitude » un mot tout aussi dangereux. Notre mode de vie est hélas sans plus aucun accord ou harmonie temporelle avec la nature pour preuve tous ces cadavres sur nos routes et voies ferrées.

Réchauffement climatique
  


l'Abeille
 


Le maxi casse-croûte
 


L'oeil du tigre 
 


Crécerelle en vadrouille 
 


Le joueur
 


Fomec
 


L'ombre noire au éventails rouges
 


L'Espoir
 


Fin - Meilleurs Voeux a vous tous pour 2016


 kaze 



Aucun commentaire: