mercredi 22 janvier 2025

Rétrospective 2024 -2

Lors de ce Noël 2024, venir dire marchant dans les halles du marché de Chambéry le matin du 24 décembre "Mais à combien s’élève la facture de l’empreinte carbone des produits étalés ici ? " La phrase jetée en l'air n’interpelle pas le troupeau d’intoxiqués à la surconsommation venu chercher fruits de mers,  fruits de fromages, fruits exotiques, spécialités italiennes et autres bretzels, dans un brouhaha d’une exceptionnelle qualité. Simplet, je répète me mots et là, deux têtes se tournent et affichent à leur lecture des regards fâchés sur des visages crispés, comme si une dent allait leur être arrachée la seconde qui suit. 

Cette magnifique dissonance cognitive aux traits tirés de tous côtés, veut que je m’attarde sur elle. Car, bien que les sachant mauvais, tous sont là pour ces achats compulsifs, qui participeront le temps d'un repas, à donner un semblant de joie à des représentants familiaux, plus ou moins appréciés, qui seront quand même critiqués le restant de 2025. Tchin, tchin ! Joyeux Noël les enfants et les cousins très éloignés !

Ils seront combien le 15 octobre ?
 

Ce fructueux repas sera accompagné d’un vin à l’étiquette plus ou moins explicite indiquant une conception digne d’une recette de potion de poux-de-lard. Noël est ce moment ou se rassemble des familles d'êtres humains qui ne conscientisent pas trop que cette tradition religieuse expédiera vers une fin de vie prématurée des mégatonnes d’animaux arrachés à leur biotopes, aux 4 coins du monde, juste pour un plaisir du goût qui ne dure qu'une ou deux milliseconde de temps. 

La majorité de ces êtres humains ignorent tout de ces êtres vivants, assassinés et présenté ici. Comment ces animaux ont été élevés, traités ou nourris ? "Pfff" sera la meilleure réponse. Comment ils ont vécu ? "Pfff!" seconde meilleure réponse.

Leurs passé aux routines écœurantes n'intéressent pas ces gloutons en réunion. Mais, fort heureusement pour nous cet hiver, Arte avait gardée sous le coude quelque-uns de ses beaux reportages. Un exposé sur ces vies abritées dans des coquillages qui, une fois vu et compris, fera peut-être naitre chez des êtres humains cette sentience non égoïste d'empathie. Et cette fugace envie de se rendre au petit coin pour textoter le dieu qui ne se mange pas, afin de lui envoyer avant 2025, la version 2.0, d'eux même. Cette peau neuve qui ne nuira plus jamais aux animaux en ne les consommant plus, mais en portant sur elles plus d'attention, qu'ils n'en ont eu jusqu'à présent. Cette repentance s'accompagnera de quelques larmes versées avant minuit sur des joues rosies alcoolisées, expiant ainsi tous ces méfaits et crimes commis il y a 6 mois en arrières de chasses, de pêches, de tortures, de cruautés, de maltraitances, de gavages, de chalutages, d'hameçonnages, de piégeages, de ramassages...une liste sans fin. Maintenant nous savons que la bûche pas végan est bouffée tous les ans par les Greemlins, c'est eux les fautifs, pas nous...


Les vrais pêcheurs, ce n'est pas nous !
 

Il est vrai que les gambas, les queues de langoustes, les huitres et autres coquilles Saint-Jacques ne se ramassent pas QUE dans les lacs de montagnes. Comme quoi, nous savons bien que ces achats rituels perdurant vont à contre-sens de la préservation des biotopes, de la nature et du vivant. Soit, en reculant face à l'écologie et ses principes qui restent pas ou peu compris, voir complétement ignorés. Certains ne sont pas utilisés. Qui contrôle les bacs de tri séléctifs ? Qui jette dans ces bacs ? Qui sait comment s'utilise le bac de compostage ? 

Une écologie participative qui a ses résistants, qui ne font pas ce qui leur est demandé, par contestation politique, définit aujourd'hui comme d'une grande bêtise. Surement la peur de mourir de faim ou d’atterrir dans la secte des Végans. Mais la disparition des espèces protégées est favorisée grâce à ces emplettes faites à la sauvette les veilles de Noël dans toutes les villes où c'est jour de marché, soit partout en France. Songeant alors que cette tradition religieuse participe aussi au réchauffement climatique, presque autant que le tourisme de masse. Ce brin de lucidité vient éclairer l’intérieur de mon crâne.

 

Feux d'artifices bio

Cette petit lumière vive est rapidement éteinte par l'arrivée de la tristesse, qu'une vision de cruauté toujours en cours est à l’œuvre fin 2024. Car, voir comme lorsque j'étais petit, des crustacés en vie dans des aquariums de commerce, m'oblige au constat que cela fait plus de 50 ans que nous ne souhaitons vraiment pas changer nos habitudes alimentaire.

Que sait ont du stresse de ces animaux marins placés sous des néons des heures durant ? Où est le bien-être animal, puisque vendus dans sa condition d'animal encore en vie ? Dans la nature un homard pèse de 500gr à 900gr, un homard qui fait de la musculation pour ces commerces pèse entre 700gr et 2kg, sur ces individus ne se consomme que 30% de chairs. Nous savons également qu'un homard de 20 ans pèserait 7 kg et qu'un homard peut vivre 50 ans, tout comme nous, si on leur fichait la paix. 

Soit UN PUR CARNAGE, quand on y pense. Cette vision m'a renvoyé a un épisode de la 4ème dimension, ou une petite fille (la fille d'un dieu) jouait avec des êtres humains placés dans sa maison de Barbie. Alors, si vous étiez à la place de ces crustacés, comment réagiriez vous ?

 

J'ai une gueule de sac à main, d'après toi ?

La démarche de ces ventres sur pattes est auto-guidée par des yeux sans cerveaux, que les estomacs aux douteuses envies auront menés jusque devant un poissonnier, moins frais que ses poissons, ou d'autres prix au kilo exorbitant. Tout ça pour que ce repas dans l’excès finisse sa course ce jeudi 26 décembre au matin dans un sac poubelle. 

Alors qu'à côté, des marginaux assis au sol observaient en raillant ces porte-feuilles ouverts courant dans tous les sens bringue-ballant leurs caddies remplis de bouffe. Des coureurs si pressés de se débarrasser de leurs billet de banque tout neuf et ces gens à l’arrêt, sont la photo d'une société qui ne partage plus grand chose aujourd'hui et qui ne rigole plus du tout. 

Parfois, il est bon en ces périodes de fêtes tendues de partir s'isoler à quelques kilomètres de ce monde sans états d'âmes, en se postant dans la nature un matin d'hivers et d'essayer d'oublier toutes ces folies passagères, dont nous sommes tous acteurs.

 

Suite au prochain post...


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