vendredi 30 novembre 2012

Concours photo Chambery Alpes Habitat 2012

le thème était " La vie dans mon quartier ". Je me suis dit pourquoi ne pas tenter le concours dédié juste aux habitants de Chambéry le Haut avec le droit de proposer cinq images. Autorisation de  recadrer les photos et de faire une retouche sur la luminosité, contraste. Voici les cinq photos que j'ai présenté. Je n'ai pas choisit mes images au hasard mais sur le choix précis qu'est celui de la lumière et de ce qu'elle peut nous montrer. Je n'ai pas gagné ni même été classé et ce n'est pas grave, j'ai reçu un parapluie en guise de lot de consolation pour le fait d'avoir participé.




Cette première image je l'ai nommé Hypertension. Pourquoi un nom pareil? Parce que l'hypertension tue tout comme la foudre peu tuer. Peut être que l'on risque moins de se prendre un coup de foudre sur la tête en général mais personne n'est à l'abri d'une crise cardiaque, d'une crise de nerf du à un fort taux de stresse, un stresse qui est non pas très présent mais trop présent ici à la zup (zone urbaine prioritaire). Beaucoup de gens sont stressés, déprimés ou sous cachetons afin de canaliser toute cette tension. Un xanax (anxiolytique) est ça repart pourrait être un slogan ici. Il suffit de se balader de croiser tous et n'importe qui de lui dire quelques mots pour ce rendre compte que le malaise est plus que grand. Rendre heureux ce n'importe qui que l'on va croiser en pleine rue et qui va nous demander de lui serrer la main même si l'on ne connaît pas cette personne, ce geste plus que banal aujourd'hui va lui procurer son petit bonheur du jour. C'est une rage, une frustration et un stresse permanent que doit gérer ces personnes jeunes ou vieilles qui se sentent laissé pour compte au pied de ces bâtiments que sont ces tours ou ces barres. Cette tension qui nous bouffe de l'intérieur lorsque l'on a pas de travail et que l'on reste trop d'années à ne rien faire mais cela est du aussi car il ne faut pas le nier non plus au fait que les patrons ne nous laissent aucunes chances en terme de prise ou de reprise d'emploi. C'est une terrible vérité que celle-ci et sans parler d'origine des gens ou de leur couleur de peau. Cogitant ou ruminant une vie bétonné que l'on n'ose plus remettre en question en baissant les yeux car le mot considération à été détruit par ce char gigantesque qui porte ce nom maudit d'échec, qu'il soit scolaire ou professionnel. Il est si simple de dire lorsque l'on a jamais mis les pieds pour y vivre dans un de ces quartiers depuis son petit village de campagne " Ils n'ont qu'a travailler ces fainéants ! ".




Seconde image " les Ailes brûlées". La photo qui peut-être à ne pas montrée car elle fait tâche dans le décor surtout vis a vis de cette nouvelle entreprise de location d'appartements qu'est Chambéry Alpes habitat, née de la fusion de l'opac avec la Saiem. Un peu comme une mauvaise publicité pourtant cela fait bien parti de la vie du quartier. Cette tache ineffaçable qui apparaît malheureusement pas très souvent mais de temps à autre. les questions politiques sont en suspends et dont on ne veut plus répondre car on n'a jamais su quoi faire. Je n'ai aucunes idée des chiffres exacts de ces actes commis mais depuis les dernières présidentielles je dirais qu'ils ont doublé. Normal puisque les pouvoirs publique même du temps de l'ex président n'ont jamais rien fait pour empêcher que ça n'arrive. C'est non plus l'observateur photographe animalier amateur qui parle mais le simple badaud vivant dans cette zup depuis cinq ans maintenant. Je parle d'ailes brûlées que sont celles de cette voiture qui crame mais aussi des auteurs de ces actes, car ils se brûlent sans le savoir leurs futurs ailes de la réussite sur laquelle ils tirent un trait à coup de briquet et le pire les attends s'ils se font attraper. Les ailes brulées sont celles aussi des passereaux et autres corvidés qui nichent malheureusement dans ces arbustes et platanes et qui meurent asphyxiés par les émanations des toxines sortant de ces fumées noires. On ne peut pas parler de la vie d'un quartier tout en omettant la mort. Il est sûr que nous les respirons nous aussi a plein poumons de jour comme de nuit malgré le fait que nous soyons tous petits et grands dans nos appartements derrières de fines cloisons. Un mal maquillé par la municipalité et qui doit avoir un sacré coût au final pour la ville. Carcasse de voiture retirée de bonne heure par la dépanneuse remplacement à neuf quand il s'agit de poubelles ou d'arrêts de bus détruits.

 


Ces trois dernières images ont pour titre " Lignes de vies 1, 2 et 3 ". La ligne de vie dessiné par la perspective de ces bâtiments derrière lesquels d'autres traits de vie apparaissent droits, courbés voir discontinus. Ici en terme d'emploi on ne fait pas ce que l'on veut non plus. Le mot discrimination à l'emploi est important. Les employeurs ne se basent plus seulement sur le fait d'une couleur de peau mais aussi sur le nom de la rue du quartier dans lequel on habite. La grande diseuse de bonne aventure Destin en à jamais assez dit sur les bons choix a faire afin de s'en sortir du mieux que l'on peut. Ces lignes de vie sont aussi dans ces raies de lumière qui sont tracées par les phares des bus accompagnant tous les jours ces citoyens mi-actifs ou non de Chambéry le haut vers leurs lieux de travail ou autre destination hasardeuse. Mi-actif car ne percevant que la moitié d'un salaire descend pour la majorité de ces gens habitant à Chambéry le haut. Fort heureusement ces bus sont fréquents et apportent une dynamique à tout ce béton.




Un travaille sur la lumière qui n'a peut être pas eu de réussite pour ce concours mais qui pour moi reste le symbole fort d'un proverbe d'hier qui disait " Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir " qu'il faudrait transformer en " Si tu vois de la lumière, c'est qu'il y a de la vie !".




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