200 à 300 foulques sont là et dorment comme tous les printemps ici au
sud du Lac-du-Bourget, mais cette année fût encore plus "sale" que les
années précédentes, inimaginable. Entre les bombes d'aérosols pour
moteurs de bateaux et voitures rouillées pourrissant en flottaison et
des centaines bouteilles en plastiques en passant par les morceaux de
polystyrène flottant, balles de tennis et ballons de foot posent le
décor d'un biotopes qui n’est plus ce que j’avais l’habitude de voir
pour une mi-février. Il faudra qu’elles dorment encore pendant 2 mois au
milieu de l'ensemble de tous ces détritus flottants avant que les
associations de protection de la nature locales agissent avec l’aide
d’une douzaines de bénévoles volontaires un dimanche, pour nettoyer tout
le secteur avant que viennent nicher grèbes huppés et autres oiseaux
d’eaux habitués du site. Elle ont grises mines qui ressemblant a ce
temps maussade les foulques et elles ont bien raison de ne pas nous
sourire.
Plasti-cité. Faute d’aucun moyen de me déplacer en ce début d’année vers
le Lac-du-Bourget, j’erre en ville de Chambéry sur les bords de la
Leysse afin d’y voir ce qu'il y a comme oiseaux. Je respire des litres
de Co2 à plein poumons lors des heures de pointes, ça brûle les yeux en
devient asphyxiant par moments, surtout au carrefour ou la circulation y
est très dense. J’y vois très vite un nombre hallucinant de ces petites
bouteilles flottante qui suivent le courant de cette rivière. Elles
iront directement atterrir dans le Lac-du-Bourget, elles aussi, car
cette rivière s’y jette dedans. D’où peuvent provenir toutes ces
canettes et autres morceaux de plastiques flottant. Je parle avec tout
un tas de gens que je croise sur les 2 kilomètres de ce cours d’eau que
je vais parcourir 3 mois durant, du soldat de Dieu, à la personne qui
travaille pour Chambéry Métropole, à quelques riverains et pauvres SDF
de passage. J’apprends qu’un collège ou lycée placé plus loin en amont
de la rivière fait que des jeunes sortant des cours y jettent leur
boisson favorites dedans sans se préoccuper de rien, mais que d’autres
qui ont passer l’âge des bancs d'école, le font aussi par révolte et
dégout d'une société dans la quelle il tente de survive. On va vers où
avec des comportements pareils, ça me fout la rage autant que je peux
comprendre leurs gestes et pourtant c'est pas pour me jeter des fleurs
mais je n'ai pas été éduqué de cette façon...Pensif... Sur les bord de
cette rivière en plein cœur de la ville, il y vît un martin pêcheur, un
couple de cingles plongeurs, des canard colverts, des harles-bièvres,
pies bavardes, des merles noirs, des troglodytes et d’autres oiseaux
d’eau de passage, mais tous ces citadins ne savent plus ou on oublier ce
qu’est "l'oiseau".
Hérohips, ma réalité quotidienne depuis 2 à 3 ans déjà, elle
apparait toujours sur mes photos où que j’aille, que se soit aussi bien
en montagne avec des boites de conserves rouillées laissées là-haut et
des bouteilles en verres petites ou grandes brisées, car parfois elles le
sont, quand elles ne sont pas cachées derrière des rochers, jusqu’à ce
Lac-du-Bourget qui me tient tant à cœur, où n’importe où ailleurs en
Savoie où en Haute-Savoie.
Je
souhaite partager « une alerte » de ce que j’observe de plus en plus et
qui m’inquiète un peu plus chaque années. Une
nature saccagée dans de bon nombre d’endroits par un Homme qui ne voue
plus aucun respect à rien, que ce soit des arbres, des haies, des
territoires entiers qui ne devraient jamais être modifiés, car étant des
corridors migratoires ou sont de simples corridors naturels pour
mammifères et rongeurs, plus rien n’existe pour les animaux, tout est
malheureusement commercialisable et constructible.
Combien de zones humides ont disparues cette année dans vos secteurs d’habitation sans que vous n’en sachiez rien, ni même le simple fait qu’il y avait a cet endroit justement une zone humide?
La disparition des oiseaux en France est lié a toutes ces actes nuisibles à la vie. Il est temps que l’on se réveille et que l’on se bouge le cul réellement sans attendre a ce qu’un autre se lève et le fasse a notre place, puisque personne ne le fera, nous sommes les champions monde toutes catégories de ce type de comportement, pourtant en 1780 et quelque, notre peuple crevant de faim s’est bel est bien soulevé contre des politiques qui en avaient rien a foutre de sa condition miserable. Au fond de nous, nous ne sommes pas si égoïstes que nous le pensons, ces sentiments que sont l’empathie et la compassion, nous les ressentons tôt ou tard en nous « humains » et parfois même envers d’autres êtres vivant au quel on s’est attaché tout au long de notre si courte vie et donc je pense que la sauvegarde et défense d’êtres beaucoup plus fragiles que nous aura sa source ici en nos cœur. « La sensibilité » un mot de femme ou de fille et alors, c’est moi un petit gars qui écrit ça, non pas du tout, mais un humain avant tout parmi tant d’autres, des autres qui ont la même sensibilité envers des êtres non pas inférieur mais comme nous autres, des êtres vivant que l’on aime voir vivre parmi nous paisiblement.
Part - 1



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