jeudi 15 janvier 2015

Rétrospective Réelle - 2


Grippe Anthroposiaire. Elle fait toujours autant de ravages cette maladie créer par l’homme encore aujourd’hui. Un matin, je prend cette photo et je pensais avoir pris un lapin de garenne, hors c’est un animal qui se nourrit avec souffrance. Je parle de ce problème a des amis observateurs et naturalistes qui me disent qu’il faut laisser faire les chasseurs, ils vont les éliminer, quelle connerie puisqu’ils sont déjà condamnés. Que faire? Toujours pas de vaccin ou de remède cela fait combien d’année maintenant que ces animaux en souffrent ?



Malbouffe, toujours en plein cœur de Chambé cette corneille noire vient de finir de tremper dans la Leysse, un morceau de pizza sans doute trouvé a coté de la poubelle d’un parc afin de pouvoir nourrir sa progéniture, puisqu’elle ne l’avale sous mes yeux étonnés. Cette ville cette année aura fait appel a son équipe de fauconniers afin d’éradiquer des pigeons et ces oiseaux nettoyeurs qui croassent un peu trop fort, un peu trop près des fenêtres de citadins aigris que tout insupporte. Le paradoxe est que ces « fauconniers » sont appelé "moyen écologique de suppression des nuisibles" mais opèrent en ville, assis au volant de véhicules fonctionnant à l’essence ou au gasoil avec la fenêtre ouverte pour relâcher au dernier moment des rapaces aux origines douteuses sur les oiseaux déclarés par on ne sait qui comme nuisible.



Maltraitance. Ce n’est qu’un morceau de cheval et un peu de son écume associé à la brillance de sa transpiration. Un samedi en ce début d'été. Une cavalière passe a côté de moi sans me voir sur un jeune étalon.
Elle lui ordonne tout un tas d’opérations sur un ton étrange, elle est très énervée. Elle lui ordonne de franchir un minuscule court d’eau d’environ 10 centimètres de profond sur 2 mètres de large. Je suis posté en tenue camouflée assis le dos collé a un buisson à 10 mètres de là, j’attends un oiseau n’importe lequel, mais un piaf à immortaliser en photo. En vérité seules, mes oreilles sont préoccupées à écouter une personne qui s’énerve et se fâche contre un animal. Animal qui, il me semble n’a pas pour habitude d’être au contacte de l’eau. Il est très difficile de dire qu’il s’agit d’un ruisseau, car cette eau effleure presque le ras du sol légèrement boueux, en V avec pente douce de chaque cotés. J’entends les claquement de cravache et au bout du troisième, je me retourne pour observer discrètement, cette scène se déroulant dans mon dos. La cavalière qui tourne sur elle même avec les brides du cheval en mains. La pauvre bête se fait corrigé et des marques sont déjà visibles sur la bosse de sa haute cuisse tout comme les marques de ses coups de botte, elle hausse le ton et n’en démord pas. Elle veut vraiment que ce jeune cheval traverse l'eau. Le cheval au regard perdu me semble mort de trouille, il s’avance hésite puis se retourne toujours brusquement au dernier moment. Il s’oriente toujours vers le chemin qui l’a conduit jusqu’ici, comme s’il souhaitait repartir vers les écuries au plus vite.

Pour le punir elle lui gueule dessus « Ha, tu veux pas avancer! hé bien! Tu vas galoper jusqu’au bout! Et on recommencera jusqu’à ce que tu franchisses le ruisseau! ». Les claquement fusent sur le postérieur de l’animal. Elle s’en va au loin à environ 450 mètres toujours au galop. Elle  fait demi tour et hop a nouveau au galop, le prix de son objet de torture est je pense amortit a ce moment là. Hormis un zinzin camouflé qui surveille des oiseaux qui ne viendront plus, car trop de bruit et d’agitation autour de lui, il n’y a personne. Elle veut absolument affirmer son autorité sur ce pauvre animal qui n’a rien demander à personne, si ce n’est que de brouter paisiblement parmi les siens ailleurs. Il ne mérite pas ça. Elle s’en revient vers ce point d'eau, je reste planqué et rebelote, elle recommence avec son histoire de traversé, à ce moment là, je sursaute d’un coup et lui lance « Vous faites quoi avec ce cheval? » sa réplique «  Haaa c’est vous, j’ai cru que mon cheval avait des hallucinations! » sur un ton pète-sec puis apparemment gênée, elle s’en va vers les écuries au pas, son cheval fume et bave de tous cotés. C’est a ce moment que je prend cette photo en suivant bien la démarche de ce jeune étalon à la triste mine avec mon télé-objectif comme pour lui dire je t’ai vu faire. Ce « Ha, c’est vous! » elle le sort d’où, je ne la connais pas et elle ne m’avait pas vu avant que je me lève? Une semaine s’écoule, puis j’y retourne le samedi suivant, là, c’est un homme de la trentaine que je observerais mettre de grosses claques dans la nuque d'un autre petit cheval, sous prétexte qu’il ne marchait pas droit. Ce texte est long et je m’en excuse, mais qui sont ces personnes qui ont entre 25 et 30 ans qui s’octroient le droit de frapper des animaux de la sorte? Des animaux qui eux n’auront jamais les moyens de se défendre ou de s’exprimer devant un public pour dire ce qu’il ont vécu, car l’écume d'un coup de chiffon ou de jet d’eau ça s'en va. 

Cette maltraitante est invisible pour le public lorsque l’on est isolé, je souhaitais prendre des photos d’oiseaux et je rentre avec des scènes horribles et inoubliables, pourtant cette jeune cavalière avec son apparence très chic au doux visage n’est qu’un monstre, si tous ces êtres vivant a qui l'on met de temps a autre 70 à 90 kg de chaire humaines sur leur dos, une chaire œuvrant a leur douleur avec des coups dans la poitrine et sur sur leurs colonnes vertébrales et postérieurs, s’ils pouvaient parler, je pense que ces activités n’existeraient plus depuis longtemps, ni même les courses hippiques d'ailleurs. Et je ne parle pas des cirques et de tous ces animaux exotiques qui n’ont rien a faire ici. J’ai aussi des photos justement de ces chevaux exploités dans ces structures itinérantes où sur leurs peau cicatrices et balafres multiples sont liées surement a des entrainement tout aussi intensifs et moches, (ou encore dût a de mauvaises conditions de transport), que ceux-ci se font sous ces chapiteaux à l’abri des regards, pensez y deux secondes avant de dire « Demain, il fait moche, j’ai des places pour emmener les gosses au cirque ».

Part - 2 

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