lundi 25 septembre 2017

Stop chasse partie 3

Les photographes animaliers sont aujourd’hui et cela depuis quelques années déjà dans les lunettes de visée des chasseurs durant leur pratique morbide. C'est sans prétention si j'écris un tel texte, mais c'est également afin d’éviter qu’un confrère photographe de nature comme je le suis n’ait pas une fin de vie tel que peut l’avoir "un pseudo gibier" abattu si souvent confondu et toujours pour des raisons qui n’en sont pas.
D’ailleurs j’ai une remarque au sujet de la photographie animalière. Quand on est un fervent pratiquant de cette activité qui ne tue rien ni personne, ou l'accident n'existe pas. Il nous arrive souvent d’être très réactif pour prendre une photo. Il nous faut avoir des gestes aussi vifs que peut l'être l’envol d’un oiseau, mais parfois lorsque nous observons le résultat d’une photo. Nous nous rendons très vite compte en contrôlant les images prises que nous ne savons pas toujours de quel oiseau il s’agit là (souvent les images sont floues démontrant un retard de l'autofocus de l'appareil à photo, ou de la personne qui prend la photo). Ce qui prouve que même par le fait d'années consécutives de cette pratique de la photographie animalière et d'un vieillissement physique au quel on ne peut échapper, qu'il nous est impossible d'être performant tout le temps ou d'être sans aucune erreur de jugement de notre part. Quand cela arrive, nous avons faisons appelle a des ornithologues professionnels afin de nous éclairer précisément sur la dénomination du bel inconnu a plumes que l'on vient d'immortalisé en photo. Tous les photographes animaliers que j'ai pu croiser lors de mes sortie nature ne sont pas en reste, quand il s'agit d'identifier un oiseaux ou une espèces. 

Toutes ces personnes hommes ou femmes sont des observateurs de la nature, ils démontrent par leur pratique un réel engagement vis-à-vis d’une préservation de cette nature qu'ils côtoient souvent et d’un sauvage vivant qui se fait par endroit rarissime. Pour moi, c'est ici est nulle part ailleurs que commence une véritable forme de préservation de la nature, telle que la nature se montre a nous. Cette préservation n’est rendue possible qu’en continuant à observer des années durant, en notant les va et vient d’oiseaux durant leurs migrations et en expliquant ou en sensibilisant un public, ou lors de conférences sur la nature, ou en concevant des livres. C'est a ce moment là que l'on comprend bien l'importance que peuvent avoir ces activités de photographie animalière, de randonnée en famille ou tout simplement de balade en nature entre ami(e)s. Ces gestes sains pour l'esprit portent un regard sans violence ni souffrance sur un vivant que l'on ne souhaite que revoir encore demain. Et qu'après demain il puisse être encore visible pour les autres, ceux a venir ceux qui n'ont jamais vu tous ces animaux s'affairant a leur activité journalière d'une saison. C'est pour ces raisons que toutes ces activités de nature se doivent d'exister, de perdurer et de se faire dans les meilleurs conditions que possible, soit sans plus aucun risque de se faire tirer comme un lapin, ou comme le témoignage inquiétant d'un ami photographe, qui a reçu cette menace verbalisée d'un chasseur en énervé de sa présence " de ne pas lui couter les 50 euro de franchise d'assurance, pour une balle tirer contre lui ".



Maintenant dans cette activité de chasse se trouve une similitude dangereuse et malheureusement mortelle cette fois-ci, car le chasseur qui braque sont fusil et qui tire, se retrouve à la vitesse ou vont les choses, dans cette situation qui est de tirer sur un être vivant inconnu. Un animale dont-il ne sait ni l'espèce, ni de quoi il s'agit, surtout en relâchant des animaux d’élevage qui vont aller se perdre n'importe où au beau milieu d'une autre faune. (Il faut savoir que ces animaux d’élevages ne vivent pas très longtemps en liberté dans la nature, car sans plus aucune peur de l'homme, sans plus aucune peur des prédateurs, et se retrouvant sans plus aucune éducation nutritionnelle d'un parent. Soit d'être là relâché avec une incapacité totale à vivre dans un milieu naturel.) Je vais me répéter, mais il faut bien comprendre à la vitesse ou se déroule son acte de mortel de chasse, il lui est tout simplement impossible d’identifier quoi que se soit ou qui que se soit. Quand on sait que le seul bruit d'une branche craquant au sol, ou celui d'une feuille tombant à ses côtés peuvent être pour le chasseur des éléments déclencheurs d'un tir. (Il y là de quoi flipper dans la nature en ce moment.) L'identification de l'animale ou de l'être vivant abattu, ou la constatation de l'accident ne se font qu'après les tirs, soit toujours trop tard. A savoir que le chasseur doit avoir su identifier et reconnaitre sa cible avant tout tir. Est-ce la réalité de nos jours ?

4 ânes abattus (voir lien ci-dessous)
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-chasseur-qui-a-tue-4-anes-dans-les-bauges-est-convoque-par-l-association-de-chasse-1505834222 

Impossible d'oublier l'histoire terrible de cette famille.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/mon-mari-n-pas-ete-victime-d-un-accident-il-ete-tue-ecrit-la-femme-du-randonneur-mort-dans-un-accident-de-chasse-en-haute-savoie-889701.html 

Car, il ne faut pas oublier les raisons mille-fois entendues de la chasse en France :

1 - La régulation des espèces en surnombre dans la nature. 

Pourtant  se sont bien les chasseurs qui eux même qui ré-introduisent des animaux d’élevages, qui bien souvent sont porteurs de maladies issues des conditions d’élevage. En étant élevés, ils deviennent des êtres vivant sans plus aucune peur de l’homme, car nourrit par la main de l’homme. Souvenez-vous dans les années 1980 de grandes campagnes de vaccination sont venues a bout de la rage en France. Actuellement avec les moyens techniques que nous avons, il nous est tout a fait possible de stériliser des femelles sangliers ce qui aurait pour impact des meutes moins grande de sangliers.

Ces chasseurs scandent toujours ce droit légitime d'une activité morbide, afin d’éviter tout vandalisme, dégradations ou pillages effectués par ces animaux d’élevages libérés nourris et perdus sur des terres agricoles (les maïs), ne devenus que des animaux sans plus aucun repère nutritionnel induit par un parent, mais ont pour unique alimentation les céréales (le maïs) distribués grâce soit aux installations placées ça et là par les chasseurs en période hivernale ou non, ou soit par égrainage (un maïs répandu au sol avec un tracteur). Il ne faudrait surtout pas que le gibiers aille se nourrir d’un maïs plus frais sur une chasse située juste à côté (ce qui crée des tensions dans les associations de chasses).


Le chasseur est qu'une personne qui comme nous tous, n'est pas dépourvu de cette faculté humaine d'oubli et lorsque cette personne oublie de nourrir des animaux "domestiques d’élevages" soit disant sauvage. Il peut arriver arriver, comme c'est le cas en cette saison d'automnale, que ces animaux plantés là dans une nature qui n'est plus la leur, se retrouvent dans l'obligation de trouver très vite une nourriture là où elle se trouve cultivé, soit dans des champs de maïs causant des accidents de la route. 

info titrée " une voiture percute 11 sangliers "
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/29/97001-20170929FILWWW00297-saone-et-loire-une-voiture-percute-11-sangliers.php

2 - Le tri sélectif ou la bienfaisance d’une chasse éthique : 
Les chasseurs sélectionnent et n’abattent que des animaux sauvages vieux et malades, mais bien souvent pour des questions de goût, ils préfèrent éliminer de jeunes animaux (parfois non sevrés), leur permettant ainsi d’abattre les membres d’une même famille. D’ailleurs si à l’occasion d’une chasse leurs « outils » tels que sont les chiens présentés telles objets remuant lors de salon de la chasse deviennent en vieillissant plus très efficace dans leur pratique de l’arrêt, alors ils seront soit abattus ou bien perdus, ou oublié lors de cette activité qu’est la chasse. Il faut savoir qu’un véritable chien de chasse ne sert que durant la saison de chasse, en dehors de cette pratique, ils restent enfermés la plupart du temps dans des cages aux tailles également très variables durant toute une année.

3 - Une préservation de la bio diversité. Si je tue, je ne préserve rien puisque j'élimine. En éliminant les prédateurs naturels, comment peuvent se faire les chaines alimentaires naturelles ?  

La suite dans le prochain post.


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