lundi 22 janvier 2018

A vendre, à rendre, objectif nul - 2

Cela fait maintenant deux mois, que je fais le tour des magasins photo, afin de me renseigner sur des optiques (focale fixe ou zoom) mais également au sujet des appareils numériques. Qu'ils soient des bridges et autres boitiers réflexes dernier du genre. Ce que je peux dire c'est que l'accueil dans les commerces est et reste comme climat actuel de la Savoie, c'est-à-dire très froid. Que l'on soit à Chambéry où à Annecy, certains commerçants ont  beaucoup de matériel surtout à Annecy et Grenoble, alors qu'à Chambéry, ils ont peu de choses que l'on peut avoir en main et tester. Les grandes boutiques tel que Boulanger et autre Darty/Fnac ne sont pas en reste non plus, quand il s'agit d'un sacré retard sur les appareils à photo dernière génération. Ce texte suit le  précédent. Il est un témoignage de ce que j'ai pu vivre dans un des commerces de l'une de ces trois villes. Je râle contre ces manières de faire une vente. Gardons toujours à l'esprit que le client n'est personne d'autre que nous et nous seul. Nous ne sommes pas les pantins avec les quels ont peu faire tout et n'importe quoi. La force de vente accompagné de ses tactiques commerciales appliquées ne changerons pas l'avis que l'on peut se faire sur un produit, surtout si l'on a déjà travaillé avec une marque que l'on suit depuis longtemps (pour moi ce sera Canon, plus pour très longtemps, car je songe changer). Alors les gens que vous ayez de l'argent ou que vous n'en n'ayez pas ça m'est égal, mais ne vous laissez pas impressionné par tout un fatras que l'on peut vous exposer, qui très souvent n'est pas du tout raccord avec les buts que vous vous étiez fixer, tant sur un prix à ne pas dépasser (fixez-vous un budget de base), que sur le bien dont on souhaite faire l'acquisition et sa fonctionnalité par rapport au futur images recherchées que l'on souhaite réaliser ou réussir.

Ici j'écris sur ces objets en lien avec la photo, mais cela prévaut également pour tout autre objet exposé portant un prix dans un magasin. Mon but était de pouvoir comparé des prix, de voir et d'avoir un matériel bien précis entre les mains. Un acte pas simple à réaliser. Il y a 2 points réels dont il faut parler. 
 
Le premier point est celui dont personne ne parle faisant parti du web commerce actuel. Ce soit disant "marché gris" qui est un commerce détesté des commerçants non virtuels. Il faut dire que la mondialisation et l'ouverture des frontières en Europe a contribué grandement a se type de commerce. Il suffit que d'une connexion internet depuis n'importe où et il nous est possible, voir fortement recommander (merci les publicités à outrance d'internet) d'acheter a des prix battant toute concurrence réelle, tous ces objets high-tech venus très souvent d'Asie. Loyale/déloyale cette concurrence n'en n'est pas une, puisqu'au bout de la vente, il nous faudra toujours la payer la facture (mais il peut également nous arrivé d'être rattrapé par les taxes de dédouanement, à payer elles aussi, cela va de soi, si l'on veut être en règle avec la législation commerciale française). Nous très chers utilisateurs du net sommes vu en permanence comme des acheteurs au porte-feuille jamais vide. L'unique avantage d'internet que l'on ne retrouve pas dans un commerce de rue est le fait de lire les avis aussi bien sur les boutiques en ligne, que les avis sur les produits proposés à la vente.
Le second point, réel également, est que dans cette ère du commerce du tout et du rien, vient directement des commerçants eux même et de leurs "sales pratiques" de ventes (simple exemple : des soldes qui n'en sont plus, mais qui restent un bon foutage de gueule). Ou bien encore pratiquée dans de grands magasins de renom, lorsque l'on s'y rend pour un objet bien précis et que l'on rentre chez soi avec tout autre chose (ça n'est pas de la magie, ni un fait du saint esprit, cela a été calculé à l'avance). C'est un fait rageant, qui sur l'instant en boutique va nous plaire, car bien souvent nous sommes totalement hypnotiser par les commentaires sans fin d'un vendeur, puis une fois rentré chez soi, à la maison, ça nous laisse un arrière goût amère d'une connerie accomplie sciemment. Messieurs, ça n'est n'est pas la faute de vos "femmes écervelées", car vous aussi, un jour ou l'autre vous pourriez bien vous faire avoir comme tout le monde. D'ailleurs qui peut dire qu'il n'a jamais été eu de cette façon ?


 Sony + bague Sigma adaptatrice + Canon 100-400 (sans extender autofocus fonctionnel) 

Je me suis retrouvé chez un commerçant avec le désir d'avoir des information sur le Nikon D500 et un objectif qui irait bien avec. Et là, le vendeur me présente un Sony alpha 7 r II couplé a une bague adaptatrice Sigma à un objectif Canon 100-400mm L is usm II. Tout en vantant les mérite de l'hybride de chez Sony, plus rapide que l’éclair en temps de mise au point, au nombre de collimateurs conséquent (pas loin des 700 si je me souviens bien). Un boitier conçu sans plus aucun miroir se relevant, etc... 
Le tout, en déversant sa sauce vomito sur la pratique photo que chacun peut avoir. Très étonné de ses propos qui n'avaient pas leurs place ici. J'en suis venu à me demander, si cet homme qui est là, dans son magasin photo chaque jour que compte une semaine, si, il n'était pas un peu frustré de la vie, voir un peu un jaloux de la pratique des photographes animalier (j'imagine que peut-être un peu...). Il continue sa démonstration en me montrant un bel écran 4K sur le quel se joue la vidéo promotionnel du boitier de chez Sony (tout est bon pour vendre même l'hypnose assistée par vidéo). Ensuite, il me fait un défilé, afin que je teste par moi même, l'autofocus de cette association de fabricants que j'avais en main. Il faut être juste et dire que tout ce qui m'est présenté est véritablement très performant. Jusqu'au moment ou, je lui pose des questions au sujet des bagues multiplicatrices "extender TC X1,4" (Canon et Nikon) sur ce boitier Sony. Ni une ni deux, hop, il attrape les bagues, la X1,4 et la X2. Il les monte l'une après l'autre avec beaucoup d'assurance sur le 100-400 L is usm II de Canon, règle en même temps l'hybride de chez Sony en collimateur point central à focale 8. Il fait des tests et les recommence. Il commence également à être nerveux et à s'agiter à côté de moi. D'où je suis, j'entends le moteur de l'autofocus du 100-400 qui patine en cherchant un point qu'il ne saisit pas. C'est ici que l'enthousiasme et la gaieté de cet homme pris fin. Il suffit de lire les forums photo pour savoir que l'extender X1,4 sur le Canon 7DII à f/8 en collimateur point central, le boitier fait la mise au point que lorsqu'il en a envi ou pas du tout, soit qu'il faut passer en mode manu pour faire soit même cette mise au point. Puis tout bon vendeur qu'il est, cet homme part maintenant dans un débat "métaphoto", sur comment doit-on faire de la photo, avec quoi,  il a des préjugés étranges. En clair, il me fait mal à la tête, je sort du magasin et part manger une bonne crêpe. De tout façon, j'étais venu avec une idée en tête précise, et pas autre chose, juste entendre parler du D500.

Pour moi, il n'y a pas de philosophie de la photo. J'apprécie faire mes réglages avant une prise de vue, ou contrôler les précédentes derrière le boitier réflexe afin de peaufinés justement les réglages qui ont précédés. Tout comme j'apprécie changer les ISO, si la lumière varie au cours de la journée. Tous ces gestes font "ma pratique photo" celle qui est la mienne et si tout ces réglages et paramètres à appliqués en temps voulu ne m’intéressaient pas autant, alors j'aurais laissé tomber cette  magnifique activité depuis belle lurette. Je me serais acheté un compact tout automatique et rien de plus. 
 
De là, venir me dire que "aujourd'hui, il n'y a plus besoin d'anticiper sa photo" ou encore justement "il n'y a pas de plaisir à régler son appareil" ça n'est plus parler photo avec moi. Dans ce cas là, nous sommes dans un secteur de l'image qui m'est inconnu. Quand je vais dans la nature avec ce matériel photo sur le dos, c'est seulement au moment ou je me suis posé à l'endroit d'un affût, que j'imagine une photo possible, et non pas deux mois auparavant devant mon plat de nouilles. Je prends du plaisir à porter ce sac lourd en marchant, car je me dis qu'en même temps je fais du sport, soit une activité qui me fait du bien, car j'aime être au contact de cette nature dont j'essaie de comprendre le fonctionnement et ses aspects. Une fois les pieds dedans, on y apprend également beaucoup de choses avec les sons entendus, les images et les odeurs, parfois même le goût lorsqu'il y a possibilité de cueillir quelques baies comestibles au fil des saisons. Ce sont toujours de petits cadeaux appréciables que la nature nous offre, même la plume ramassée est un petit bonheur que je rapporte chez moi.


L'ensemble Nikon avec extender TC1,4, autofocus lent, mais fonctionnel

Maintenant faire ce que l'on appelle "des photos à l'arrache" est une méthode que j'applique que si je me retrouve dans un environnement humain/urbain, et dont je ne sais pas trop comment prendre un bâtiment, une lumière, ou tout autre chose que j'aimerais bien mettre en valeur. Alors là, seulement, je me repose sur le fruit du hasard, avec dans l'idée, qu'une multitude de prise de vue faites au hasard, m'offrira une image top (faites ce test, ça ne marche pas trop). Ou, plus sérieusement, certaines de mes images sont nées, parfois, d'erreurs de manipulation, ou sans l'avoir fait exprès en chutant, dans ce cas, il peut y avoir des résultats surprenant. La photo il faut l'aimer, comme nous avons envi de l'apprécier. Il faut s'y intéresser un peu s'il on souhaite produire de belles images. Là, j'écris une vérité vraie, qui est que si l'on ne fait rien, elle ne se feront pas toute seules toutes ces images à venir et que dans cette pratique il y aura toujours une part de chance. Et si c'est pour être le grand fan d'un thème, au point d'en aller à une névrose psychique, chose qui peut-être louable si l'on observe cette réflexion un peu de côté, on peu se dire également, mais  que restera-t-il a en apprécier si l'on se retrouve bloqué (par la connaissance intégrale du sujet) au point de ne plus pouvoir rien à faire avec ? ou encore, s'il n'y a plus rien à en apprendre ou à en découvrir dessus ? Un peu comme ceux qui disent à au sujet de la photo d'oiseaux, "nous avons fait le tour de la question" ou "que tout a déjà été fait, tout a déjà été vu, tout a déjà été photographier". Comment peux-t-on être aussi affirmatif, quand on sait le peu de connaissance que l'on a sur la façon de vivre de ces animaux à plumes et de la nature qui nous a vu grandir en tant qu'Homme ? Ou encore ceux qui ne prennent en photo plus tel ou tel oiseau, car ils les ont déjà dans leurs collections d'images ?

Pour ce qui est de ces hybrides ou le capteur est a nu. Ils me posent également question dans le simple fait que justement ce capteur qui est a nu lors des changements d'optiques est très vulnérable a tout (éclaboussure, poussière, micro grain de sable, et autre matière volatile solide), alors que les bon vieux réflexes avec leurs miroirs rabattus offrent une protection constante qui n'est pas des moindre. Voilà, j'ai fini, je vous ai sauvé la vie et vous pouvez aller dormir tranquille, on ne vous arnaquera plus avec des bêtises !

Quoi que je risque de revenir sur le sujet...


kaze


 

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